Dialogue

Sur la porte du néant

S'ouvre un ciel

Glacé.

Petites radicelles, non loin des forêts,

D'être si vivante dans la lumière du matin,

D'avoir échappé à tous les tourments

Me fait venir de douces larmes.

Mais bientôt,

Je bondirai sur les flots

J'irai au devant de l'eau!

Mes cheveux et les feuilles

rouleront sous le ciel d'automne.

- Qu'as-tu à me dire,

Que me dirais-tu

A travers ces branchages nus

Qui attendent le ciel

A bras ouverts?

- Je serais près de toi

Et mes mots de douceur

enlaceraient la vue

de ton premier amour.

Sans avoir sur les feuilles

Gravé notre fortune,

Nous irions main dans la main

Sur les pas du chemin,

Nous dire les secrets

de nos rêves communs.

- Raconte-moi encore

Ces années sans passé,

Le calme des forêts.

- Ils sont à jamais

Enfouis sous la terre.

Ne pleure pas,

Le monde les connait

Ils ont fort à faire:

Mille rendez-vous

occupent leurs affaires.

Ils oeuvrent sans relâche

Pour que les hommes trouvent,

Au milieu des couleurs,

Leurs rêves les plus fous,

Et parviennent à se dire

Les mots de leur amour.

Pascale Lazarus, décembre 2015

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